The heatwave

L’air était chaud et lourd. Elle n’avait pas eu de répit durant les cinq derniers jours: éditoriaux, rédaction, téléphones et rendez-vous, cocktails et dîners de gala. Pas une seconde pour elle. Henri et Grâce arrivaient le lendemain.

Le vent chaud faisait doucement bouger le hamac. Mouvement imperceptible. Les pieds de Nikita dépassaient de l’épais tissu. Les ongles peints, les pieds légèrement bronzés par le soleil du sud. L’été, le ciel presque blanc, un peu de transpiration, les yeux mi-clos de fatigue. Et les feuilles vertes du platane qui dansent doucement, délicats morceaux de nature qui ondulent, ombres ici et là.

De légers bruits de tapotements se font entendre. Toujours les yeux mi-clos. Des pas qui semblent arriver, puis une sensation de fraîcheur sur ce pied de morte, le pied du repos, le soleil cesse de chasser les diamants, l’or rose s’endort, puis l’orage.

Le platane abrite Nikita. Elle sourit. La pluie ne l’atteint même pas.

Le hamac balance toujours. Ses lèvres rouges s’étirent. Elle s’endort enfin, et le tonnerre gronde. Fort.

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