Palais des festivals

Ca sent le sel, le sable monte et s’envole vers l’azur. Le vent fouette et les yeux se plissent, les diamants jouent avec le soleil. Ils ne sont pas calmes les diamants, ils ne tiennent pas en place, ils s’amusent avec les autres, sans cesse en concurrence, jouer à cache-cache, ils font la ronde.

Les palmiers penchent avec véhémence, eux aussi rigolent, ils font de l’ombre puis se redressent, ils dansent au gré du vent, le vent froid qui se fracasse sur la mer, la houle, la sève, les vagues, surtout l’écume.

L’éclat.

Pourquoi tant de drame ?

C’est facétieux, un diamant. Ca se moque de vous.

Le peignoir blanc lui caresse les cuisses. Les mains en X, les doigts ouverts, Nikita lève les yeux vers la baie vitrée. Les paillettes lui fatiguent les paupières. Les cils, de longues pattes d’araignée épaisses, qui se réunissent, qui se quittent. Les cheveux brillent, soyeux, douceur chocolat. Le trait noir, impeccable, une ligne continue qui se noie vers la mer.

Le cintre est un couffin, les pierres se répandent parterre comme les derniers morceaux de neige qui fondent en ce mois de mai.

Et puis, le rouge du tapis.

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