L’Avent

Vanille. La cuisine embaumait de beurre fondu, de zeste de citron fraîchement râpé, d’épices de Noël. De la farine volait encore, étincelait dans les airs, se posait délicatement sur le plan de travail en marbre blanc. Flocons d’hiver, étoiles de diamants, poudre de bonheur.

Trois grandes boîtes dorées regorgent de biscuits de Noël. Deux tabliers rouges, identiques mais de tailles différentes, ont été jetés sur les chaises de bar qui entourent l’îlot.

Le lait d’amande est encore dehors. La plaque de chocolat noir gît, vide, au milieu du champ de bataille. L’emballage d’aluminium brille avec les derniers rayons d’un soleil rouge.

Nikita et Grâce sont calées l’une contre l’autre dans l’immense canapé en cuir du chalet de montagne. Les deux flanquées de leurs chaussettes de Noël montantes, elles boivent un chocolat maison dans d’immenses tasses blanches. L’Étrange Noël de Monsieur Jack est diffusé sur l’énorme écran plasma. Henri est parti en peaux de phoque avec le propriétaire du chalet voisin.

Un vrai samedi de l’Avent.

Loin de la plaine, loin de tout.

À 17h30, le sapin s’allume. Les yeux de Grâce aussi.

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