Les châtaignes

Un matin gris.

Tout est mort, et pourtant la vie se cache, là, tout près. Subtile, dansant paisiblement entre les arbres, filaments gris qui montent pour se disperser dans le ciel. La forêt dont les couleurs jaillissent avec le soleil est terne, encore emmitouflée dans son duvet, elle somnole encore, plus pour très longtemps.

Nikita sort dans ce décor.

La ville la heurtera de plein fouet, les rendez-vous, le téléphone, les satisfactions et les problèmes. Pour l’instant, c’est encore calme. Il lui faudrait une boisson chaude épicée. Un truc de saison. Pour arriver au travail, jeter son immense écharpe sur une assistante terrifiée, recevoir le planning du jour, marcher en grande pompe jusqu’à son bureau.

Avec un Starbucks dans la main gauche, ça avait toujours plus d’allure.

Pour l’heure, des bottes montantes en cuir, un col roulé en cachemire, un grand chapeau et des lèvres bordeaux. Piétiner le rouge et le orange sur un trottoir mi-sec, apercevoir les oiseaux qui s’en vont, la brume qui monte, lentement, tourne.

L’automne inspire.

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