Gastronomique

Nappes blanches. Grands verres.

Un léger son de voix entrecoupe la perfection de la table dressée, du costard du garçon, du tombé des robes.

Il fait chaud, mais le vin rouge est frais. Comme les plats, l’eau pétillante, le sourire d’Henri, son mari. Un moment frais, malgré l’extérieur caniculaire.

Fourchettes argentées. Du bout des dents, Nikita attrape une tranche de carpaccio de lapin. Saveurs. Le sens initial se découpe en mille autres différents, tentant d’intercepter l’assaisonnement, séparant en vain la viande de sa sauce. Les tranches sont aussi fines que le goût dans la bouche.

Encore une.

Les verres tintent, la morille fond sur la langue avec délicatesse, ne se laissant déguster qu’avec lenteur et parcimonie.

Chaque millimètre carré des papilles ronronne d’émerveillement, puis s’endort sur le ventre en soupirant d’aise.

Mariage des goûts, une tendresse infinie.

L’entrée est souvent décisive.

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